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Historique

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Présentation de la Commune
Texte pour la présentation de la Commune de Saint-Livres

Dans la FAO du 2 mai 2006

 

Saint-Livres doit son nom à Saint Libère, pape de 352 à 366, à qui la première église fut dédiée. Les premiers actes écrits datent de 1259, époque où notre village dépendait de Pierre de Savoie, avant de suivre les destinées de la baronnerie d'Aubonne.
Entre 1453 et 1457, le village fut en partie emporté par l'éboulement de la colline où il était construit, sur les bords de l'Aubonne. C'est le 8 octobre 1457, sur l'emplacement que le village occupe aujourd'hui, que fut consacrée l'église actuelle.
Sise à 600 m d'altitude, Saint-Livres est pour quelques temps encore une commune du district d'Aubonne. Suite au nouveau découpage du canton, nous rejoindrons soit le district de Morges, soit celui du Coeur de la Côte que nos autorités appellent de leurs voeux. Délimitée par deux rivières, l'Aubonne à l'Ouest et le Boiron à l'Est, notre commune partage ses frontières avec les communes d'Aubonne, Montherod, Bière, ainsi que Yens et Lavigny du district de Morges.
Les armoiries, adoptées en 1926 comme beaucoup d'autres, sont d'or, avec deux branches de sapin en sautoir et cinq pives de gueule. Elles évoquent les forêts que possède la commune, richesse naturelle qui fut, il y a quelques années, richesse financière. Aujourd'hui, nous souhaitons simplement pouvoir les exploiter normalement afin de les maintenir en bon état de santé. Même si l'on constate actuellement un léger frémissement au niveau des prix de vente du bois, l'équilibre financier n'est encore qu'une illusion compte tenu de la suppression des subventions. Dans cette forêt, qui joue un rôle régulateur de la nature, jaillit l'eau d'excellente qualité qui alimente le village. Cette source importante nous permet à ce niveau d'entrevoir l'avenir avec sérénité. La possibilité de livraison d'eau à nos voisins est actuellement à l'étude.
La population, longtemps stable, est en progression et nous atteindrons très prochainement les 600 habitants. Quelques bâtiments en cours de transformation ainsi que deux plans de quartier en voie de réalisation devraient à moyen terme porter notre population aux alentours des 750 personnes.
Le territoire de la commune s'étend sur 790 ha, étagés entre 450 et 715 m d'altitude, avec le village au milieu. Dans la partie inférieure, nous trouvons un coteau bien exposé de 28,5 ha de vignes, mis en valeur par un récent remaniement. Ces vignes sont cultivées par de nombreux propriétaires et la récolte est acheminée principalement vers les caves d'Aubonne et Morges. Quelques vignerons offrent des bouteilles habillées d'étiquettes de Saint-Livres. Les vignes de la commune permettent de constituer une réserve communale.
Dans la partie centrale, de 460 ha environ, douze agriculteurs cultivent les terres ouvertes en céréales, panifiables et fourragères, betteraves sucrières et fourragères, colza, maïs, tournesol et prairies. Six d'entre eux sont détenteurs de vaches laitières dont le lait commercial est acheminé à Genève à la suite de la cessation d'activité de la fromagerie.
La partie supérieure, de 295 ha de forêts, nous met à l'abri du climat rude du Jura. La commune est propriétaire de la presque totalité, à l'exception de quelques domaines privés et la part propriété de l'Etat de Vaud, à savoir 36 ha divisés en deux parcelles : le Bois Robert et le Bois d'Etoy.
A l'Ouest se situe le vallon de l'Aubonne, entièrement boisé, à l'exception de quelques prairies. Cette surface forestière comprise dans le périmètre de l'Arboretum est entièrement en mains privées.
La commune possède, dans le Jura, sur le territoire de la Commune de Bière, une montagne appelée Pré-de-St-Livres. 110 ha ont été mis à ban et 50 ha sont destinés à l'estivage des génisses des agriculteurs du village.
Une boulangerie-épicerie à la qualité reconnue et l'Auberge communale sont, après la disparition de la boucherie, de la laiterie et du bureau de poste, les seuls commerces qui rythment encore la vie villageoise. Nos autorités se devront de vouer un soin particulier à leur maintien. Un éventail très large d'activités occupe une partie de la population résidente. Ne trouvant pas de travail sur place, nombreux sont les habitants qui doivent se déplacer, soit vers Lausanne soit vers Genève.
L'équipement du village permet aux diverses sociétés locales d'exercer leurs activités. Il s'agit de : la Gym-Dames, la Jeunesse, la Fanfare et le Tir. Une école de musique est également active.
Depuis de nombreuses années, Saint-Livres collabore avec les communes voisines dans les domaines les plus divers : triage forestier avec Bière, enseignement scolaire avec l'établissement d'Aubonne, épuration des eaux avec Montherod, Lavigny et Aubonne, distribution du gaz naturel par l'intermédiaire de la société Valgaz, société anonyme en mains de 9 communes.
Lors de la précédente présentation dans la FAO, il était évoqué le projet de construction d'une place de jeu pour les enfants ainsi que celle d'une déchetterie. Ces deux objets sont maintenant fonctionnels à la satisfaction des petits et des grands.
Les travaux de séparation des eaux sont terminés, ce qui a permis la mise à neuf du réseau de distribution d?eau potable, la mise à disposition de chacun du gaz naturel, l'alimentation en électricité, téléréseau et éclairage public en souterrain et la réfection complète des rues du village.
Un important investissement a été approuvé récemment pour la réfection et la mise en conformité du réservoir communal d'eau potable.
Les habitants de Saint-Livres ont consenti des efforts financiers importants (hausse de 10 points du taux d'imposition) qui ont permis la réalisation de travaux appréciables, qu'ils en soient remerciés. Je terminerai en souhaitant la bienvenue aux nouveaux habitants. Que chacun trouve plaisir et bonheur en s'intégrant dans la vie villageoise.



Henri Bourgeois, Syndic


Les armoiries

 

D'or à deux branches de sapin de sinople en sautoir, fruitée de cinq pièces de gueules. Cet ancien village dépendait primitivement des évêques de Lausanne, qui le remirent en fief à la puissante famille de Faucigny. Il passa en 1259 dans les mains de Pierre de Savoie, puis suivit les destinées de la baronnie d'Aubonne. Les deux branches de sapin de ces armoiries adoptées en 1926 rappellent simplement les grandes forêts que possède cette commune.